Chapitre 7 : Sur l'Arcadia

Je me lève avant que Batillat ne vienne. L'aube pointe à la fenêtre. Je fouille dans l'armoire et trouve un joli bonnet bordeaux. Je le met sur ma tête sans tout de fois cacher ma tresse dedans. C'est plus joli comme ça. Batillat ne devrait pas tarder normalement. J'espère qu'il n'a pas oublié. Ou bien qu'il ne vienne pas. Alors pour faire passer le temps, je me met à genoux sur mon lit et regarde la mer par le hublot, seul source de lumière dans cette piece. L'Arcadia flotte en mer, seul, et je regarde la mer carresser la coque du navire.

Quand on y réfléchit bien, ma vie à totalement vriller depuis que j'ai volé ce pain. Tout a changé. Maintenant j'ai un père, une chambre, de la nourriture et du confort. C'est beaucoup, plus que je n'ai jamais eu. Si Tom, ma mère et Gus etait là ... Je serais la fille la plus heureuse du monde. Je n'aurai rien a envier à personne. N'empêche que si on m'avait dit un jour que je serai sur le bateau du capitaine Albator, j'aurais rigolé, mais maintenant j'y suis vraiment. Temporairement c'est vrai, mais j'y suis c'est déjà ça. La plupart des gens ne croit pas qu'il existe, et moi je suis pèpere sur son bateau. Je me demande si j'assisterai à un abordage...


Cela revient a me faire penser de où je vais. La Pangée. On me debarque là-bas. J'aurai dû me douter que l'on allait pas me laisser vivre sur un nuage très longtemps. On m'envoie me demerdé sur un continent non reportorié et dont je ne suis pas sûr qu'il est peuplé seulement d'humain. Mais Batillat n'aurai pas acquisser à Albator si il savait que j'allais me faire tuer et devoré par un peuple inconnu.

Mais est-ce Albator qui est plus fort que moi ? Bien sur oui, mais si Batillat devait choisir ce serait moi ou lui ? Il ne me connais pas depuis longtemps mais il m'aime, c'est sûr. Il faut espérer que sa devotion à Albator est moins forte que ça.

Le bruit d'une clé dans la serrure m'enlève de mes pensées. Quand on parle du loup... La porte s'ouvre sur Batillat, toujours assi strict de son visage mais que je sais doux a l'intérieur.

-Bonjour, me dit-il, bien dormi ?

-Oui parfaitement, dis-je, c'est ma meilleure nuit de toute l'année.

En un cas c'est vrai, car mes autres nuits je les passés angoissée a l'idée de me faire choper. Ou a les partager avec Baptiste.

-Bien, dit Batillat. Tu viens on va déjeuner.

-Avec le capitaine ?

-Non. On va aller chercher de la nourriture et aller manger sur le pont ou autre part selon ce que tu souhaites.

-Sur le pont ce sera bien.

Batillat acquiesce et nous nous rendons a la cantine où Batillat nous prends du pain et deux tasses de lait. Je le suit pour remonter sur le pont. Quand nous arrivons, le pont est vide. Une petite brise souffle. Je respire une bonne bouffé d'air frais. C'est commen si je revivais. Nous allons sur le devant. Le même endroit, où sur l'Oceanus, Baptiste m'a embrassé. Et qui a engendré ce qui s'en est suivi.

Batillat coupe le pain avec son couteau et nous mangeons en silence. Je n'ai jamais aimé le silence alors je tente de faire la conversation.

-Et vous abordez tous les bateaux que vous croisez ou ça se passe comment ?

-Eh bien, nous attaquons quand nous sommes en position de force. L'Arcadia est un navire fantôme alors nous attaquons dans le brouillard et le plus souvent en trompant les autres navires. Il peut s'enfoncer a la verticale dans l'eau. Mais les navires espagnols nous les attaquons tout le temps. Que l'on soit fatigué ou pas.

-On dirait que le capitaine voue une haine éternel à ces espagnols.

-Oui. Il veut a tout prix les empêcher de découvrir la Pangée, l'Espagne étant un pays avec de l'évolution au niveau maritime. Mais il y a quelques problèmes personnels avec le roi, je pense.

-Ah, je me disais aussi ... Et Baptiste ?

-Le capitaine l'a pris personnellement.


Tiens, tiens interessant. Le capitaine a un faible pour Baptiste. Mais en tout cas, la conversation retombe. J'aurai essayé au moins. Mais bon il y a des personnes qui ne sont pas fan de bavardage. Alors je mange en observant la proue fendre les vagues et formant de l'écume. Comme celle des vagues qui s'écrasent sur la plage. Y a-t-il des plages en Pangée ?

-Et en Pangée, dis-je.

-Et ben quoi ?

-Je sais pas, decris moi comment c'est là-bas.

-C'est immense. C'est rempli de végétation. La nature est maîtresse sur tout le continent. Elle s'étend, se fiche des limites. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est magnifique. Les plages sont quasiment blanche et aussi libre de toute humanité. Là-bas, il n'y a aucun état, aucune loi. Tu vas dans un clan et c'est tout. Tu chasses pour survivre. Et tu te fabriques toi même tes armes. Là-bas, ils croient à la magie et la sorcellerie. C'est un monde pure. Sans rien pour le détruire. Sauf nous. Si jamais ce continent ce ferait connaître, ce serait la fin de cette liberté. Et c'est pour ça que nous empêchons les bateaux de passer.

-Ça a l'air genial, dis-je bouche bée.

-Ça l'est.

-Tu aimerais vivre là-bas ?

-Absolument.

Je le comprends. Si une personne ne desire pas vivre là-bas alors elle est dénouer de sentiments humains. Nous avons fini de manger aussi. Batillat reprends les tasses et me dit :

-Je dois aller travailler. Vas voir dans la salle des armes si il y a quelques choses qui t'intéresse. Si tu est perdu demande ton chemin. Si tu dis que tu vas a la salle des armes normalement ils te fichent la paix.

Sur ce il s'en va. Quel inconscient de me laisser seule sur un bateau de mâle en manque. Des pirates ( pardon corsaire. ) en plus ! Je rumine encore quand je rentre dans les couloirs du bateau. Comme prévu je me perds tres vite, et aux 3 premières personnes à qui je demande mon chemin me laisse tranquille. Mais le 4ème,
( un pirate d'environ 30 ans, brun avec les yeux verts a en faire tomber des femmes ) propose de m'accompagner jusque-là pour que j'evite de me perdre. Mon cul. Il veut juste être sûr qu'aucun mec ne flash sur moi aussi. Parce il est évident qu'il collectionne les femmes. Et je suis la prochaine. Heureusement que je vais aux armes. Au bout d'un temps de route dans les couloirs super longs, nous arrivons devant une porte marquer " armes " dessus.
Je pousse la porte et remercie le type de m'avoir indiqué le chemin a suivre. Mais il me repond :

-Je vous en prie. Mais je vais rester avec vous pour vous aider à repartir.

Pot de colle un jour, pot de colle toujours ! Il m'a fait passé l'excitation d'avoir une arme ce gars. Mais je rentre et tombe sous le charme de cette pièce. Des rangées de flingues, d'épées, d'armes en tout genre. Wahou. Le seul mot qui me vient a l'esprit : Wahou. Je cours partout, touche tout, espère tout avoir un jour comme un gosse dans un magasin de friandises. C'est superbe. Tout brille. Tout me dit " prends moi, prend- moi !

Je me calme et decide de choisir une arme a ma portée. Pas d'épée : c'est trop lourd. Un pistolet peut-être mais il me faut autre chose. Le gars qui m'a accompagné me propose un éventail. Je lui rit au nez. Un éventail ! Non mais puis quoi encore ! Une brosse à cheuveux ! Je ris encore quand je vois un truc derrière une armoire. Je me baisse et tire sur le bon de tissu qui dépasse. J'examine l'objet. C'est une sorte de bracelet mais enorme. Du style qui va jusqu'au coude. Et equipé de gadgets en tout genre. Je fouille plus loin et en trouvr un deuxième. Ensuite je prends un pistolet. Et, instinct de voleuse, en glisse un autre dans mon pantalon. Je vais demander au type :

-Y aurait-il une salle d'entraînement ?

-Bien sûr. Suivez moi.

Nous sortons et nous repassons a travers les couloirs. Je commence a me repérer même si tous sont fait en bois. Le gars m'amène a une salle. J'entre et dedans se trouve des sortes de silhouettes humaines fait en sac en toile de jute. Je sens que je vais m'éclater ! J'enlève ma veste ( ce qui me vaut des regards de la part du gars mais je m'en fiche. ) et enfile les bracelets.

Une bande de tissu passe entre mon pouce et mon index. Mais quand je secoue le bras une lame sort de sous mon bras. Comme si elle sortait de mon poigné. Je fais aussi ça avec l'autre bracelet. C'est bien cela me permet d'avoir les mains libres. Je m'approche d'un sac et fais un tour sur moi même avant de frapper en croix la cible. Les lames sont aériennes et ont complètement fendu le sac. Une grosse croix et dessinée dessus. Je ne me savais pas capable de ceci.

En continent d'observer les bracelets j'arrive a actioner une sorte de lance pierre. Avec une pierre déjà chargé dedans. Je lance la pierre en visant la tête d'un sac. Et je le décapite complètement. Je reste estomaqué pendant 2 min, puis je regarde de nouveau mon lance pierre. Il est encore chargé. Je retire. Il est chargé. Je tire. Il est chargé. Je tire encore et encore, détruisant la moitié des cibles. Mais il est toujours chargé. Je dois me rendre a l'évidence : il est indechargeable.

En me retournant je remarque que le type était en contenplation de mes fesses.

-Wow, dis-je, je te gène pas ?

-Désolé, mais c'est attirant.

Il s'approche de moi, je recule. Mais il s'approche encore plus. Je recule encore plus. Mais rencontre un mur et le type est maintenant juste devant moi.

-J'aime bien, faire ce genre de choses ici ...

Il s'approche encore un peu et me cloue au mur. Je tente de crier mais il me met la main sur la bouche. J'essaie de me débattre mais il me cloue au mur de tout son corps. Il commence à déboutonner ma chemise quand j'entends la porte s'ouvrir. Pitié faites que c'est Batillat. Batillat. S'il vous plaît Batillat !

-Eh vous, crie Baptiste !

C'est pas ce que je voulais mais au moins c'est mieux que rien. Le type dessere sa pression sur moi. Baptiste pousse le type et me regarde dans les yeux en disant :

-Il t'as rien fait au moins ?

-Oui. Il n'a rien ... Fait. Mais pourquoi tu es venu a mon secours ?

-Je n'allais pas te laisser te faire violer une quatrième fois.

-Merci.

Il ne paraît pas convaincu mais il s'en va et me laisse seule. Je regarde les bracelets à mes bras et me jure de passer mon temps a m'entrainer. Pour devenir forte. Et de me faire respecter.

C'est ce que je fais durant 2 semaines. Je m'entraîne. Et je decouvre des fonctions autres sur mes bracelets : viseur, cachette pour carnet et crayon, jumelles... Et je m'entraîne avec tout ce que je peux. Évitant de croiser Baptiste. Et essayant de voir Albator. Je ne l'es vu qu'une fois. Et c'était... Il n'y a pas de mot pour decrire. Il m'a regardé de son unique ½il - l'autre sous un bandeau - il etait de noir vêtu. Et une enorme tête de mort blanche sur son torse. Il avait toujours sa cape luisante de rouge et noir. Il portait des epais gans noirs. Son ½il avait un regard intense. Comme si il sondait mon âme. Deux secondes après, il n'était plus là.

Mais aujourd'hui, on m'a débarquer en Pangée. Batillat a été la seule personne a me dire au revoir. Baptiste n'était même pas là. On s'est approché avec une barque mais a peine suis-je descendu qu'ils sont repartis. Il est clair que hormis Batillat, aucune personne ne veut de femmes sur l'Arcadia. Bande de trou de balle va ! Et sur la lumière du soleil couchant je regarde l'Arcadia s'éloigner. Me laissant livré a moi même.

Via Skyrock iPhone

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.167.126.106) if someone makes a complaint.

Comments :

  • KatnissSunset

    16/07/2016

    LuffyLove248 wrote: "Hein ?!!Mais...Baptiste il est pas resté avec elle ?!!!"

    Hé bah non attends le 8 et le 9 et l'épilogue

  • LuffyLove248

    16/07/2016

    Hein ?!!Mais...Baptiste il est pas resté avec elle ?!!!

Report abuse