Chapitre 5 : Abordage

-On va crever, dis-je.

Le pain que j'ai oublié sur le bureau d'Albator lui a indiqué où nous allons puisqu'il savait où menait cette carte. Il a identifié le bateau sur lequel nous avons embarqué et il n'a eu qu'a se poster la et attendre que nous arrivons. C'est pour ça que l'autre nuit il est venu sur le bateau. Je suis stupide.

Le bateau se rapproche a une vitesse fulgurante. Certains des matelots quittent le bateau tel les grosses mauviettes qu'ils sont. D'autres font leur prière. Aucun des bateau que le pirate Albator a attaqué est revenu au port. Et aucun des matelots n'est retrouvé. Vivant. Je tombe à genoux en signe de capitulation. Si vite que Baptiste n'a pas le temps de me retenir. La douleur des coups me revient subitement. Baptiste s'accroupit en face de moi et me tent un couteau bien aiguisé.

-Tu sais comment on tu quelqu'un avec ça ? me demande t-il.

-Oui.

Il me relève et je m'appuie sur son épaule pour ne pas tomber. On avance comme ça un moment. Puid il me dit :

-On va monter en haut du grand mat sur la plate forme de surveillance. C'est tu me suis ou tu meurt.

J'acquiesse et nous partons vers le grand mat. Sa voix était dure quand il m'a parlé. La même voix qui avait été douce cette nuit. La voix de la personne avec qui j'ai ( presque ) tout partager. Une grosse secousse traverse tout le bateau et nous tombons. C'est le signal de l'abordage. Baptiste et moi nous relevons. Il me soulève et m'agrippe au filet. Je me dépêche de monter malgré mon corps qui se plein et qui ne demande que je m'arrête. Mais je tient bon et j'arrive a la plate forme de surveillance. Un matelot de l'Oceanus a eu la même idée que nous. Alors je sors mon couteau.

Comme on me l'a apris. Je plante mon couteau dans son ventre et je regarde le type dans les yeux. Je tourne le couteau. Mes mains sont pleines de sang. Je m'enfonce encore jusqu'à ce que je voir l'âme du type se noyer dans ses yeux. Après j'enlève le couteau et balance le corps par dessus le poste. Juste a temps car Baptiste deboule et me plaque au sol.

-Tais toi et ne bouge pas, me dit-il.

Il me met sa main sur ma bouche. En bas on entends des cris et des bruits d'épées qui s'entrechoquent. Des combats a mort je devine. A des moment le bruit que fais une épée quand elle embroche un gars. Je me retient de vomir. Des déflagrations de coups de pistolets viennent par instant embêter mes oreilles mais qu'est-ce cela fait à l'homme qui est visé par un monstre du type ? Il doit être en plus mauvais posture que moi.

Quand je suis apeuré, je prends mon collier, et je fais rouler le pendentif sur mes lèvres. Ce que je fais constamment en ce moment. La pierre rouge au bout roule et rafraîchie mes lèvres. Comme un baiser. Une promesse. De la part de la personne qui me l'a donné. Je ferme les yeux et imagine que je suis sur une barque. Au beau milieu de l'océan. Sans rien a des kilomètres à la ronde. L'endroit parfait. Du calme et de la detente. Rien que ceci rien que pour moi. Je reste dans cette transe encore un peu.

Je rouvre les yeux. Baptiste les as fermé aussi. Mais les coup d'épée on cesser. Je pousse du bras Baptiste. Il se reveille. Je lui montre mon oreille puis je lui montre le contre-bas. Il s'étonne aussi. Puis il me montre sa jambe. Il est blessé et pisse le sang a la jambe droite. Putain !

J'essais de trouver une idée quand j'entends quelqu'un monter sur le filet. Et aux voix qui retentissent en bas, je devine que ce n'est pas un matelot de l'Oceanus. J'aide Baptiste a se mettre dans une position plus adeptes pour se defendre. Je met ma main avec mon couteau dans ma veste qui est trempé de sang. J'inspire. J'expire. J'inspire. J'expire. Le type arrive, nous dévisage et crie :

-C'est bon ce ne sont que des enfants apeurés !

Baptiste et moi nous nous regardons et d'un mouvement dont je suis fière, attrape le type et met mon couteau à sa gorge.

-C'est qui les enfants maintenant, dis-je.

Il sort alors un flingue de sa poche et la plaque contre ma tempe.

-Vous toujours.

Baptiste surgit derrière lui et le frappe avec le manche de son couteau. Le pirate tombe et s'etale sur la plateforme. Baptiste lui dit :

-Ne joue pas avec nos nerfs.

Et il se tourne vers moi. A peine a t-il fait ce geste qu'il s'effondre. Il y un instant c'était moi la plus mal en point et maintenant c'est lui. On n'a aucune issue sauf nous rendre. Avec un peu de chance on n'aura une mort rapide et pas trop douloureuse.

-On va descendre, dis-je, tu auras assez de force ?

Baptiste me secoue la tête en désespoir de cause. Si il aurait dit non ça m'arrangeait plus. J'attrape une corde et la met dans ses mains. Il sait comment descendre avec ça. Et comme je ne crois pas que l'on a besoin de ses jambes - a part pour l'atterrissage bien sûr - il devrait pouvoir se débrouiller. Je le vois sauter par dessus la plateforme et disparaître dans les filets et les voiles. Quand j'entends le bruit d'armes qui se lèvent, je me dis que c'est peut-être le bon moment pour sauter. Je prends le flingue du gars assommé et je saute.

Je glisse sur la corde. Elle me brûle les mains ! De plUs je ne dois pas avoir l'air présentable avec tout le sang que j'ai sur moi. Qu'importe il croiront que je suis une kaïde et qu'il ne faut pas m'approcher. J'atteris à côté de Baptiste - qui a réussi à atterrir debout - au beau milieu d'un cercle de pirate avec les armes pointé vers nous. Je lève les mains. Quelqu'un dit :

-Qu'avez vous fait de Dani ?

-Vous voulez dire le pirate qui nous as rendu visite là-haut, dis-je, parce qu'on l'a assommé.

Les pirates ne parraissent pas choqués. Même pas un peu. Ils gardent un calme impassible. Contrairement au capitaine de l'Oceanus. D'ailleurs je le vois mort, affalé sur les marches qui mènent a l'arrière du bateau. Du sang coule le long des marches et forme une flaque rouge. Je ne peux que sourire face a cette mort qui nous soulage tous d'un grand poids.

Un gars s'approche et nous regarde. Il est grand, musclé et il a les cheuveux blonds. Je sais que ce n'est pas Albator car il n'a pas de cape noire.

-Je suis Batillat, dit-il, et je suis le second du capitaine Albator. Vous êtes de ce bateau pas vrai ?

-Oui.

-Et pourquoi n'avez vous pas participé à la bagarre ?

-Nous sommes blessés tout les deux.

Je lui désigne la jambe de Baptiste et mon visage en sang. Au moins je crois que ça a fini de couler.

-Vous n'êtes pas trop jeune pour embarquer dans un navire ?

-Baptiste remplace son père mort et moi, j'ai volé les cartes. C'est grace à moi que vous avez pû pillé ce bateau.

-Tu es bien nulle en voleuse si tu veux mon avis.

-J'ai juste oublié un pain et de toute façon si je vous dit que je l'ai fait exprès ce n'est pas crédible, hein ?

-Pas du tout. Si tu veux mon avis tu ferais mieux de te reconvertir dans une autre voix. Et puis une femme en mer, on n'a jamais rien vu d'aussi farfelu !

Comme en écho a ces paroles, tout les pirates éclatent de rire. Même Baptiste pouffe. Stupide. Je vais leur faire regretter ça. Je regarde tous les pirates qui s'esclaffent et j'en repére un qui n'es pas sur ses gardes et je lui saute dessus, lui prends son fusil et crie :

-Fermez-la ou je le descend !

Je tiens fermement le pistolet sur sa tempe. Tout les pirates se sont arrêtés de rire et pointe leurs armes sur moi. Ils attendent le signal de Batillat pour tirer sur moi. Le pirate que j'ai en joue ne tremble pas. Peut-être que pour être piratr il faut accepter de mourir a n'importe quel moment. Je ne peux tuer quelqu'un qui ne me resiste pas. Je tache de ne pas le montrer aux autres et de rester aussi digne que possible. Batillat s'apprête a donner l'ordre quand Baptiste dit :

-Vous la toucher je vous enlève deux hommes.

Il a attrapé deux pirates et pointe le flingue de l'un sur la tête de l'autre. Il a l'air de souffrir mais il tient bon. Pour moi.

-Quand même, dit Baptiste, vous ne voulez pas que le capitaine apprenne que 3 de ses hommes ont été tués et par des enfants blessés en plus ?

-Non, grommelle Batillat vexé. Baisser les armes.

Tous s'exécute. Y compris moi et Baptiste. Certains on l'air déçu qu'il n'y a eu personne de tuer. Moi j'en suis forte heureuse. Batillat prends alors la parole et sappe mon morale :

-Bon vous allez venir avec nous les enfants. Vous êtes nos prisonniers. C'est mieux comme ça ?

-C'est pas parfait mais on s'en contentera.

Alors on nous entoure. Sans nous toucher quand même. Ils nous escorte jusqu'à l'Arcadia. Nous montons dans le bateau et je remarque. Plusieurs pirate qui me regarde avec appétit. Je chuchote à Baptiste :

-Notre accord tient toujours ?

-Bien sûr.

Je l'espère. Je n'ai pas envie de devoir faire la bonnasse de service. Mais vu comment certains s'humecte la bouche, je doute que Baptiste réussi à tous les repousser dans cet état là.

-Comment vous appelez-vous, demande Batillat.

-Madge.

-Baptiste.

Il me perturbe Batillat. Il a la même couleur de cheuveux que Gus. Si il était de dos je l'appellerai sûrement comme ça. Mais ce ne peux pas être Gus. J'ai vu son corps inanimé de mes propres yeux. Un corps sans vie. Je demande alors :

-Vous pouvez le soigner ?

-Oui, repond Batillat. Tu en as besoin aussi ?

-Non ça va aller.

Des gars emmene Baptiste dans les cabines de l'enorme navire. Et quand je vois tout les regards pervers des pirates je me dit que j'aurai mieux fait de l'accompagner.

Via Skyrock iPhone

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