Chapitre 4 : Terre et bateau en vue

Le type qui s'était évanoui a l'annonce d'Albator est en train de vomir. Grosse tapette, va ! Il est la depuis plus longtemps que moi et pourtant je n'ai pas le mal de mer. Ca fait une semaine que nous sommes parti et je suis toujours de corvée nettoyage. J'ai été aux cuisines un jour mais c'était tellement dégueu que l'on m'a remit avec ma serpillère. Mais la nourriture est infâme peu importe comment elle est cuisiné. Je galère un peu pour uriner mais sinon ca va.

Comme dans notre cabine il y a qu'un lit, je dors la moitié de la nuit et Baptiste le reste. Souvent quand l'un dort l'autre etudie les cartes ou lit un livre. Aucun de nous ne parle de son ancienne vie. Moi je m'amuse avec les instruments de meusures que j'ai volé. On est réveillé par Gaufrette qui fait un boucan du tonnerre dans tout le bateau. Enfin pour nous, la personne qui a dormi la 2eme partie de la nuit est réveiller par lui. Mais je soupçonne Baptiste de me laisser dormir plus longtemps que lui. C'est encore à vérifier.

Nous nous dirigeons vers un endroit indiqué sur l'une des cartes que je leur ai donné. Nous devons y arriver demain. La plupart des personnes se préparent pour attaquer Albator. Si il se trouve là-bas. Ils astiquent leurs armes, leur pistolet. Baptiste m'a donné un gros couteau mais je le laisse dans la cabine. C'est en cas d'urgence. Seulement urgence.

Je suis en train de m'acharner sur une tâche quand le type qui est en haut du mat crie :

-Terre en vue !

C'est l'île de ravitaillement. On s'y arrêtera cette nuit. Pour faire le plein de provisions. Et pour certains se bourrer la gueule. Et faire crac-crac. En tout cas moi et Baptiste on va rester sur le bateau. Hors de question que jemette un pied dans ces bars de rue horrible. Non je ne suis pas une petite princesse, mais je m'accomode de certaines choses.

Le bateau s'arrête a 500 metres du rivage. Enfin je crois 500. Je suis une grosse nulle en estimation de distance. En estimations tout court. En prédiction. Ou tout autres trucs dans lequel il faut deviner. Les barques sont prêtes mais le capitaine fait un petit discours.

-Matelots, jusqu'à demain matin vous avez quartier libre. Demain a l'aube sur le bateau sinon nous partons sans vous.

Suivi de ça tous le monde se dirige vers les barques. Moi je suis Baptiste.
Il se dirige vers une barque et s'assoit. Je m'assied à côté de lui. Le truc marant avec le navire et la barque c'est le moment où la barque se lache pour aller dans l'eau. C'est une sensation unique et geniale. Les rameurs nous deposent sur la plage et les gens se dirigent vers le bars ou vers l'épicerie. Je demande à Baptiste :

-Et maintenant ?

-On va a l'épicerie, dit-il en sortant une bourse d'argent.

De l'argent. Le truc que je n'ai jamais eu. Je n'avais même pas d'argent pour me payer un pain. D'où je l'ai volé. Puis oublié sur le bureau du pirate le plus cruel au monde. Pouce !

On entre dans le magasin. Des etalages de produits sont mis la. De la nourriture, des boissons, des bibelots... Autant de truc que je n'aurai jamais dans ma vie. Baptiste se dirige vers un comptoir au fond tandis que je reste médusé devant les etalage. Puis ne resistant pas à mon instinct de voleuse je prends un paquet de gâteau. Je le glisse sous ma chemise d'uniforme et je rejoint Baptiste qui met une bouteille dans son sac. La bouteille contient un liquide invisible. Apres nous retournons sur la plage et reprenons une barque pour aller sur le bateau. Il fait nuit déjà. Nous remontons à bord au prix de nombreux efforts.

Baptiste vérifie qu'il n'y a personne sur le bateau et me dit :

-Tu peux te remettre en fille. Il n'y a personne.

Je lui souris et vais dans la cabine. Je commence par enlever mon bonnet et défaire ma tresse. Mes longs cheveux bouclés pendent en cascade sur mes épaules. Je fouille dans l'armoire et retrouve les habits que je portais le jour ne notre rencontre. Ceux que j'avais volé. Je les remets puis je m'enlève le noir sur ma figure. Je sens que j'ai plus l'air d'une fille d'un coup. Je rejoins Baptiste sur le pont. Il tient la bouteille qu'il a acheté a l'épicerie. Je n'ai pas pris les gâteaux, tant pis. Nous nous dirigeons vers le bord du bateau. Le devant. On se pose et il devisse le bouchon de la bouteille et boit au golut. Quand il arrête il tire une grimace. Je demande :

-Qu'est-ce c'est ?

-De l'alcool. T'en veux ?

Je prends la bouteille et boit une gorgée. L'alcool me brûle la gorge et a un goût horrible. Ça me donne envie de gerber par dessus bord tout ce que j'ai mangé depuis ma naissance. Bon sang, comment des personnes font pour en boire tout le temps ? Baptiste me reprend la bouteille et en rebois. Nous la faisons tourner comme ça pendant 6 minutes. Après Baptiste parle mais ça n'a ni queue ni tête :

-Quand j'étais petit, mon père travaillait sur ce navire. Et il allait bientôt prendre sa retraite. Mon grand frère devait le remplacer, il était l'aîné c'est a lui que revient la place. Mais un jour, je me suis disputé avec ma famille. Je devais avoir 10 ans je crois. C'était à cause d'une histoire de ... Pain. Et que je ne voulais pas manger. Je me suis alors enfuit. Pendant 2 heures. Mais ça a suffit. Quand je suis revenu, il n'y avait plus personne. Je suis allé voir les voisins et là personne aussi. J'ai erré jusqu'à que j'apprenne que le roi avait fait tué tout les oposants. Toute ma ville si tu préfères. Sauf moi. Ma famille etait morte en pensant que je les détestais. Alors je suis allé au port et j'ai pris la place de mon père. C'est bizarre de travailler pour le type qui a tué mes parents. Ça fait 6 ans. 6 ans que je suis sur ce navire. Et je vais y rester encore longtemps je crois.

Je ne sais pas si c'est l'alcool ou quoi, mais j'ai de la pitié pour lui. Alors que j'en ai plus bavé que lui.

-Moi, dis-je, je n'étais pas désiré de mes parents. Et mon petit frère non plus. Ma mère était constamment malade alors c'était mon père qui se vengeait sur moi. Pas sur mon frère, non il était trop jeune. Mais il n'empêche qu'il ne me donnait rien a manger. Et mon père et ma mère se detestait ils se disputaient sans cesse. Je subsistais grâce à Gus, un des fils du boulanger et par ailleurs mon seul ami. Il me fournissait du pain et de l'argent sans rien demander en retour. Et dans le dos de ses parents. Mais il a était malade et mon père, le médecin, savait qu'il me donnait de la nourriture. Alors il n'a rien fait pour le sauver. Il est mort.

Mes yeux commence a se remplir de larmes. Je n'aurai peut-être pas dû commencer a raconter ma vie. Mais
maintenant je dois finir.

-Et 2 jours après je volais de la nourriture. Mais un jour je me suis fait prendre la main dans le sac. Les gardes m'ont ramené a mon père qui est devenu rouge pivoine. Il m'a mis dans la cave. Et m'a battu tellement fort que j'en garde des marques aujourd'hui. Et quand nous sommes remontés, nous avons trouvé le corps de ma mère et celui de mon petit frère sans vie. Ils avait été tués par ceux qui ont tué ta famille. Mon père n'était que colère. Et il l'a passé sur moi. Me maltraitant de plus en plus. Mes cris etant musique à ses oreilles.

-Est-ce qu'il t'as ... demande Baptiste

-Oui, repondai-je, trois fois. Alors au bout d'un moment j'en ai eu marre et je suis partie. Je volais pour vivre. C'est une partie de moi. Jusqu'à ce que je te rencontre.

Il me sourit et me dit :

-Je suis désolé.

-Moi aussi. Mais maintenant c'est une nouvelle vie que l'on a.

-Absolument. Loin de tout passé.

Ah, Baptiste. Si seulement je pouvais te dire la vérité.

Nous nous regardons dans les yeux pendant un temps qui me semble infini. Puis il se rapproche et m'embrasse. Je ne le repousse pas. Il glisse sa mais dans mon dos pour me soutenir et j'enroule mes bras autour de son cou. C'est une sensation agréable et chaude qui s'empare alors de moi. Il detache sa bouche de la mienne pour me chuchoter :

-Je t'aime.

-Moi aussi.

Au clair de la lune, il est magnifique. Et ses cheveux ressplendissent comme un feu. Il repart a l'assaut de mes lèvres pour mon plus grand plaisir. Je n'ai jamais été aussi heureuse que maintenant. Ma suite est un peu embrumé pour cause de l'alcool.

Le lendemain, je suis réveillée par le boucan de Gaufrette. Je suis tout en douleur. Tout mon corps crie souffrance. Mais ce n'est pas une douleur désagréable. Je me réveille doucement et constate que je suis dans le lit de la cabine et que Baptiste n'est pas là. Je vais paniquer quand je l'entend remuer derrière moi. Je me retourne et le trouve endormi à côté de moi. Et a poil pour couronner le tout. Mon esprit agit lentement pour faire le lien entre tout les éléments. Douleur, dans le lit, sans vêtements ...Oh merde ! Je me lève et enfile les premiers trucs qui me tombent sous la main. Voyons le côté positif des choses : Baptiste est assez mignon et pas mal musclé en fait. Négatif : je le connais que depuis une semaine ! Que penserai ma mere de sa fille qui s'offre corps et âme à un type qu'elle connaît a peine !

Je prends mon bonnet. C'est Baptiste qui m'aide a le mettre a la base. Je m'assoid sur le lit et le secoue par l'épaule

-Reveille toi Baptiste. C'est l'heure. Debout s'il te plaît !

Il ouvre les yeux et sourit en me voyant. Je lui rends son sourire mais je lui montre mon bonnet. Il arrête son sourire et commence a se relever péniblement quand la porte s'ouvre brusquement sur un Gaufrette en colère. Il ouvre sa bouche grand en me voyant. Je me suis levée machinalement a son entrée. Il entre et me prends le bras en disant :

-Eh bien Bonnet vous allez expliquer tout ça au capitaine !

Il me tire hors de la cabine. J'entends Baptiste protester mais Gaufrette est plus rapide et il m'emmène dehors où tout l'équipage est réuni. Tout les regards se tourne vers moi. Des murmures s'élèvent jusqu'au capitaine impassible. Deux gars me tiennent les bras pour m'empêcher de m'enfuir. Le capitaine se penche vers moi.

-Alors comme ça Bonnet est une fille ? Et qu'elle est ton nom petite fille ?

Je ne supporte plus ce salot de capitaine alors je reponds :

-Va sucer des cactus en enfer enculé !

Et je lui crache dessus. La plupart des matelots sont outrés et choqué mais moi je suis heureuse. La tapette tombe encore dans les pommes. Il va faloir regler ce problème. Le capitaine essuie rageusement ma bave et m'administre une claque qui resonne fort dans le bateau. Il va m'en mettre une deuxième quand j'entends quelqu'un dire :

-Arrêtez !

Baptiste. Mais a peine a t'il dit ceci que des gars l'attrape comme moi par les bras. Il se devat comme un diable mais ce simple arretez est considéré comme trahison de la plus haute importance. Le capitaine crie alors :

-Qu'on aille fouillé leur cabine. Quand a toi Renard, tu n'as pas l'air d'aimer que l'on torture ton amie.

Sur ce il me remet une claque. Plus fort que la première. Ma peau me fait mal mais je tient bon. Le capitaine dit alors :

-Ton nom.

-Ma mere, dis-je, me disait toujours, si on te gifle, tend l'autre joue.

Et je lui recrache au visage. Mais cette fois c'est de la salive mélanger avec du sang. Le capitaine perd alors son sang froid et crie :

-Garce !!

Et il m'enfonce son genou dans le ventre. Mes jambes me lâchent. La douleur fait maintenant parti de moi. Tout est confus. Je n'entends plus que des bribes. Baptiste qui crie mon nom a en mourir. Le rire du capitaine. Les matelots qui rigolent aussi. Le capitaine exposant ses projets de mort pour nous. Quelqu'un qui dit avoir trouvé d'autres cartes dans notre cabine. Et des plus fourni. Baptiste qui crie de plus en plus fort. Je n'aurai pas pû l'aimer longtemps.

Je ne peux mourir comme ça. Je dois me battre. Je me force a me lever malgré la douleur et dit :

-Je suis vivante connard.

Le capitaine sort son épée prêt a me trancher le cou quand un matelot dit :

-Bateau en vue !

Ma journée de mort n'est pas pour aujourd'hui !Je tourne fébrilement la tête et vois le bateau en question. Il est à moitié enfoncer dans l'eau et est enormes. 3 fois plus grand que le notre. Sur sa coque est noté : L'Arc-en-ciel. Mais sa couleure est grise. Il doit être vieux et sa doit faite un moment qu'il est là. Plus on se rapproche plus on voit des trous dans sa coque. Il a coulé. Mais les mots en-ciel sur la coque sont un peu biscournu. Je m'attarde sur ce details jusqu'à ce que la vérité m'apparaisse. Le capitaine est parti voir car ce bateau n'est pas sur les cartes d'Albator. Normal. Je crie le nom de Baptiste. Apres j'entends un bruit de bagarre et les deux gars qui me tenait s'effondre. Je m'effondrerais avec eux si Baptiste ne m'avais pas retenue. Il me relève et me sourit mais pas moi je lui dit :

-Baptiste ce bateau c'est l'Arcadia !!

Comme en reponse a mes paroles le bateau prends soudain vie. Il sort de l'eau en faisant des enormes vagues. Sur le pont des pirates sont là. Mais il n'ont pas l'air de pirate. Ils ont l'air aussi normaux que moi. Seul leurs armes les différencient. Baptiste murmure :

-Mais comment ...

-C'est moi, dis-je, le jour où j'ai volé les cartes, j'ai oublié un pain sur son bureau. Et il nous as suivi. Ce n'était pas dur. Je suis désolé.

Il me regarde avec énervement mais ne me lâche pas. On va se faire massacrer. Tout compte fait c'est bien ma journée de mort.

Via Skyrock iPhone

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Comments :

  • KatnissSunset

    11/07/2016

    LuffyLove248 wrote: "Euh...couché ensemble ?"

    Mdr t'as tout compris !

  • LuffyLove248

    11/07/2016

    Euh...couché ensemble ?

  • KatnissSunset

    11/07/2016

    LuffyLove248 wrote: "Pouce !Super chapitre je savais qu'ils allaient le faire Baptiste et Madge !!Je le savais !!"

    Faire quoi ?;)

  • LuffyLove248

    11/07/2016

    Pouce !Super chapitre je savais qu'ils allaient le faire Baptiste et Madge !!Je le savais !!

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