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Chapitre 7 : Sur l'Arcadia 16/07/2016

Je me lève avant que Batillat ne vienne. L'aube pointe à la fenêtre. Je fouille dans l'armoire et trouve un joli bonnet bordeaux. Je le met sur ma tête sans tout de fois cacher ma tresse dedans. C'est plus joli comme ça. Batillat ne devrait pas tarder normalement. J'espère qu'il n'a pas oublié. Ou bien qu'il ne vienne pas. Alors pour faire passer le temps, je me met à genoux sur mon lit et regarde la mer par le hublot, seul source de lumière dans cette piece. L'Arcadia flotte en mer, seul, et je regarde la mer carresser la coque du navire.

Quand on y réfléchit bien, ma vie à totalement vriller depuis que j'ai volé ce pain. Tout a changé. Maintenant j'ai un père, une chambre, de la nourriture et du confort. C'est beaucoup, plus que je n'ai jamais eu. Si Tom, ma mère et Gus etait là ... Je serais la fille la plus heureuse du monde. Je n'aurai rien a envier à personne. N'empêche que si on m'avait dit un jour que je serai sur le bateau du capitaine Albator, j'aurais rigolé, mais maintenant j'y suis vraiment. Temporairement c'est vrai, mais j'y suis c'est déjà ça. La plupart des gens ne croit pas qu'il existe, et moi je suis pèpere sur son bateau. Je me demande si j'assisterai à un abordage...


Cela revient a me faire penser de où je vais. La Pangée. On me debarque là-bas. J'aurai dû me douter que l'on allait pas me laisser vivre sur un nuage très longtemps. On m'envoie me demerdé sur un continent non reportorié et dont je ne suis pas sûr qu'il est peuplé seulement d'humain. Mais Batillat n'aurai pas acquisser à Albator si il savait que j'allais me faire tuer et devoré par un peuple inconnu.

Mais est-ce Albator qui est plus fort que moi ? Bien sur oui, mais si Batillat devait choisir ce serait moi ou lui ? Il ne me connais pas depuis longtemps mais il m'aime, c'est sûr. Il faut espérer que sa devotion à Albator est moins forte que ça.

Le bruit d'une clé dans la serrure m'enlève de mes pensées. Quand on parle du loup... La porte s'ouvre sur Batillat, toujours assi strict de son visage mais que je sais doux a l'intérieur.

-Bonjour, me dit-il, bien dormi ?

-Oui parfaitement, dis-je, c'est ma meilleure nuit de toute l'année.

En un cas c'est vrai, car mes autres nuits je les passés angoissée a l'idée de me faire choper. Ou a les partager avec Baptiste.

-Bien, dit Batillat. Tu viens on va déjeuner.

-Avec le capitaine ?

-Non. On va aller chercher de la nourriture et aller manger sur le pont ou autre part selon ce que tu souhaites.

-Sur le pont ce sera bien.

Batillat acquiesce et nous nous rendons a la cantine où Batillat nous prends du pain et deux tasses de lait. Je le suit pour remonter sur le pont. Quand nous arrivons, le pont est vide. Une petite brise souffle. Je respire une bonne bouffé d'air frais. C'est commen si je revivais. Nous allons sur le devant. Le même endroit, où sur l'Oceanus, Baptiste m'a embrassé. Et qui a engendré ce qui s'en est suivi.

Batillat coupe le pain avec son couteau et nous mangeons en silence. Je n'ai jamais aimé le silence alors je tente de faire la conversation.

-Et vous abordez tous les bateaux que vous croisez ou ça se passe comment ?

-Eh bien, nous attaquons quand nous sommes en position de force. L'Arcadia est un navire fantôme alors nous attaquons dans le brouillard et le plus souvent en trompant les autres navires. Il peut s'enfoncer a la verticale dans l'eau. Mais les navires espagnols nous les attaquons tout le temps. Que l'on soit fatigué ou pas.

-On dirait que le capitaine voue une haine éternel à ces espagnols.

-Oui. Il veut a tout prix les empêcher de découvrir la Pangée, l'Espagne étant un pays avec de l'évolution au niveau maritime. Mais il y a quelques problèmes personnels avec le roi, je pense.

-Ah, je me disais aussi ... Et Baptiste ?

-Le capitaine l'a pris personnellement.


Tiens, tiens interessant. Le capitaine a un faible pour Baptiste. Mais en tout cas, la conversation retombe. J'aurai essayé au moins. Mais bon il y a des personnes qui ne sont pas fan de bavardage. Alors je mange en observant la proue fendre les vagues et formant de l'écume. Comme celle des vagues qui s'écrasent sur la plage. Y a-t-il des plages en Pangée ?

-Et en Pangée, dis-je.

-Et ben quoi ?

-Je sais pas, decris moi comment c'est là-bas.

-C'est immense. C'est rempli de végétation. La nature est maîtresse sur tout le continent. Elle s'étend, se fiche des limites. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est magnifique. Les plages sont quasiment blanche et aussi libre de toute humanité. Là-bas, il n'y a aucun état, aucune loi. Tu vas dans un clan et c'est tout. Tu chasses pour survivre. Et tu te fabriques toi même tes armes. Là-bas, ils croient à la magie et la sorcellerie. C'est un monde pure. Sans rien pour le détruire. Sauf nous. Si jamais ce continent ce ferait connaître, ce serait la fin de cette liberté. Et c'est pour ça que nous empêchons les bateaux de passer.

-Ça a l'air genial, dis-je bouche bée.

-Ça l'est.

-Tu aimerais vivre là-bas ?

-Absolument.

Je le comprends. Si une personne ne desire pas vivre là-bas alors elle est dénouer de sentiments humains. Nous avons fini de manger aussi. Batillat reprends les tasses et me dit :

-Je dois aller travailler. Vas voir dans la salle des armes si il y a quelques choses qui t'intéresse. Si tu est perdu demande ton chemin. Si tu dis que tu vas a la salle des armes normalement ils te fichent la paix.

Sur ce il s'en va. Quel inconscient de me laisser seule sur un bateau de mâle en manque. Des pirates ( pardon corsaire. ) en plus ! Je rumine encore quand je rentre dans les couloirs du bateau. Comme prévu je me perds tres vite, et aux 3 premières personnes à qui je demande mon chemin me laisse tranquille. Mais le 4ème,
( un pirate d'environ 30 ans, brun avec les yeux verts a en faire tomber des femmes ) propose de m'accompagner jusque-là pour que j'evite de me perdre. Mon cul. Il veut juste être sûr qu'aucun mec ne flash sur moi aussi. Parce il est évident qu'il collectionne les femmes. Et je suis la prochaine. Heureusement que je vais aux armes. Au bout d'un temps de route dans les couloirs super longs, nous arrivons devant une porte marquer " armes " dessus.
Je pousse la porte et remercie le type de m'avoir indiqué le chemin a suivre. Mais il me repond :

-Je vous en prie. Mais je vais rester avec vous pour vous aider à repartir.

Pot de colle un jour, pot de colle toujours ! Il m'a fait passé l'excitation d'avoir une arme ce gars. Mais je rentre et tombe sous le charme de cette pièce. Des rangées de flingues, d'épées, d'armes en tout genre. Wahou. Le seul mot qui me vient a l'esprit : Wahou. Je cours partout, touche tout, espère tout avoir un jour comme un gosse dans un magasin de friandises. C'est superbe. Tout brille. Tout me dit " prends moi, prend- moi !

Je me calme et decide de choisir une arme a ma portée. Pas d'épée : c'est trop lourd. Un pistolet peut-être mais il me faut autre chose. Le gars qui m'a accompagné me propose un éventail. Je lui rit au nez. Un éventail ! Non mais puis quoi encore ! Une brosse à cheuveux ! Je ris encore quand je vois un truc derrière une armoire. Je me baisse et tire sur le bon de tissu qui dépasse. J'examine l'objet. C'est une sorte de bracelet mais enorme. Du style qui va jusqu'au coude. Et equipé de gadgets en tout genre. Je fouille plus loin et en trouvr un deuxième. Ensuite je prends un pistolet. Et, instinct de voleuse, en glisse un autre dans mon pantalon. Je vais demander au type :

-Y aurait-il une salle d'entraînement ?

-Bien sûr. Suivez moi.

Nous sortons et nous repassons a travers les couloirs. Je commence a me repérer même si tous sont fait en bois. Le gars m'amène a une salle. J'entre et dedans se trouve des sortes de silhouettes humaines fait en sac en toile de jute. Je sens que je vais m'éclater ! J'enlève ma veste ( ce qui me vaut des regards de la part du gars mais je m'en fiche. ) et enfile les bracelets.

Une bande de tissu passe entre mon pouce et mon index. Mais quand je secoue le bras une lame sort de sous mon bras. Comme si elle sortait de mon poigné. Je fais aussi ça avec l'autre bracelet. C'est bien cela me permet d'avoir les mains libres. Je m'approche d'un sac et fais un tour sur moi même avant de frapper en croix la cible. Les lames sont aériennes et ont complètement fendu le sac. Une grosse croix et dessinée dessus. Je ne me savais pas capable de ceci.

En continent d'observer les bracelets j'arrive a actioner une sorte de lance pierre. Avec une pierre déjà chargé dedans. Je lance la pierre en visant la tête d'un sac. Et je le décapite complètement. Je reste estomaqué pendant 2 min, puis je regarde de nouveau mon lance pierre. Il est encore chargé. Je retire. Il est chargé. Je tire. Il est chargé. Je tire encore et encore, détruisant la moitié des cibles. Mais il est toujours chargé. Je dois me rendre a l'évidence : il est indechargeable.

En me retournant je remarque que le type était en contenplation de mes fesses.

-Wow, dis-je, je te gène pas ?

-Désolé, mais c'est attirant.

Il s'approche de moi, je recule. Mais il s'approche encore plus. Je recule encore plus. Mais rencontre un mur et le type est maintenant juste devant moi.

-J'aime bien, faire ce genre de choses ici ...

Il s'approche encore un peu et me cloue au mur. Je tente de crier mais il me met la main sur la bouche. J'essaie de me débattre mais il me cloue au mur de tout son corps. Il commence à déboutonner ma chemise quand j'entends la porte s'ouvrir. Pitié faites que c'est Batillat. Batillat. S'il vous plaît Batillat !

-Eh vous, crie Baptiste !

C'est pas ce que je voulais mais au moins c'est mieux que rien. Le type dessere sa pression sur moi. Baptiste pousse le type et me regarde dans les yeux en disant :

-Il t'as rien fait au moins ?

-Oui. Il n'a rien ... Fait. Mais pourquoi tu es venu a mon secours ?

-Je n'allais pas te laisser te faire violer une quatrième fois.

-Merci.

Il ne paraît pas convaincu mais il s'en va et me laisse seule. Je regarde les bracelets à mes bras et me jure de passer mon temps a m'entrainer. Pour devenir forte. Et de me faire respecter.

C'est ce que je fais durant 2 semaines. Je m'entraîne. Et je decouvre des fonctions autres sur mes bracelets : viseur, cachette pour carnet et crayon, jumelles... Et je m'entraîne avec tout ce que je peux. Évitant de croiser Baptiste. Et essayant de voir Albator. Je ne l'es vu qu'une fois. Et c'était... Il n'y a pas de mot pour decrire. Il m'a regardé de son unique ½il - l'autre sous un bandeau - il etait de noir vêtu. Et une enorme tête de mort blanche sur son torse. Il avait toujours sa cape luisante de rouge et noir. Il portait des epais gans noirs. Son ½il avait un regard intense. Comme si il sondait mon âme. Deux secondes après, il n'était plus là.

Mais aujourd'hui, on m'a débarquer en Pangée. Batillat a été la seule personne a me dire au revoir. Baptiste n'était même pas là. On s'est approché avec une barque mais a peine suis-je descendu qu'ils sont repartis. Il est clair que hormis Batillat, aucune personne ne veut de femmes sur l'Arcadia. Bande de trou de balle va ! Et sur la lumière du soleil couchant je regarde l'Arcadia s'éloigner. Me laissant livré a moi même.

Via Skyrock iPhone

Chapitre 6 : Batillat 12/07/2016

Avant qu'un des pirates en manque ne me saute dessus et que s'en suive ce qui doit s'en suivre, Batillat m'ordonne de le suivre. Je m'execute. Je ferai n'importe quoi pour être loin d'une bande de pirate en manque. Je pourrais me defendre contre Batillat. J'ai toujours mon couteau dans ma main. Et il est toujours recouvert de sang. Du sang du matelot que j'ai assasiné. Plutôt tué. Ou arracher la vie.

Je suis Batillat a travers le navire. Il m'emmène dans une cabine. La sienne je devine. J'entre et je repére tout de suite le lit. Batillat à dû s'en rendre compte car il me dit :

-Ne t'inquiète pas, je n'ai aucune envie de faire ça.

Je hausse un sourcil. Aucune envie ? Mon cul ouais. Il ne m'a pas amener ici pour jouer aux échecs. Ma tête doit être ridicule car il rigole :

-Non mais c'est vrai. Je veux juste parler avec toi.

-Sans rire ?

-Sans rire. Si tu es arrivé ici tu dois bien avoir quelque chose à raconter.

Il me désigne la table et je m'assit a une chaise. Il s'assit en face de moi. Je me retiens de l'appeler Gus. Mais ce n'est pas le même. Gus a des yeux bleus doux et apaisant. Batillat a des yeux marrons clairs transperçants et pas du tout agréables.

-Alors, qu'elle est ton histoire ?

-Quand je suis née, je n'étais pas désiré de mes parents. Mon père n'avait jamais voulu m'avoir. Ma mère était constamment malade alors c'était mon père qui se vengeait sur moi. Il se vengait parce que je suis née. 10 ans apres ma naissance, j'ai eu un petit frère, Tom. Mais mon père ne le tapait pas, il était trop jeune. Mais il n'empêche qu'il ne me donnait jamis rien a manger. Et mon père et ma mère se detestait ils se disputaient sans cesse quand elle n'était pas alité. Je n'avais pas de chance, et toute la nourriture que ma mere avait elle le donnait a Tom. Inutile de dire que mon père ne donnait rien. Je subsistais grâce à Gus, un des fils du boulanger et par ailleurs mon seul ami. Il me fournissait du pain et de l'argent sans rien demander en retour. Et dans le dos de ses parents. Il se faisait frapper parfois et ça nous faisais rire de comparer nos blessures. Un jour mon père a su par la maîtresse que j'avais des marques de coup sur moi. Alors, il m'a mis dans la cave et battu a quasi mort. Quand nous sommes remonter, ma mère et mon petit frère étaient mort. Ils ont été tué par le roi de France qui anéantissait toute opposition. Alors mon père avait une rage. Je ne rentrais plus chez moi, j'allais chez Gus quasiment tout le temps. J'aimais la bonne odeur de pain qui etait en permance chez lui. Sur lui. Il me connaissait mieux que moi meme et moi je le connaissais mieux que lui. Je l'aimais plus que tout. Il m'a offert ce collier. ( je montre à Batillat mon collier avec la perle rouge ). Mais un jour il est mort. D'une maladie, je crois. Mais ma mort reste la mort. Peu importe comment elle est arrivée. Mon père etait sensé le soigner mais il n'en n'a rien fait. S'a m'a mis en rogne. Je suis partie. Je volais pour vivre. De l'argent, de la nourriture. De tout. Mais un jour, je me suis fait choper et j'ai rencontré Baptiste. Et j'ai volé de vos cartes sur ce bateau. C'était il y a une semaine.

Batillat me regarde. Il doit savoir que je n'est pas tout dit.

-Tu n'as pas tout dit, dit Batillat comme si il avait lu dans mes pensées. Ton père il est devenu quoi ?

J'aurai envie de mentir, mais comment il regarde ! Aucune personne ne peut résister.

-Je l'ai tué !! crié-je. Avant de fuire !

Je me lève de la chaise et crie sur Batillat :

-Il est mort, crever, dead, fini ! Comme Gus ! Comme nous tous ! Je l'ai tué putain ! J'ai tué mon père !

-Calme-toi Madge.

Il appuie sur mes épaules pour que je me rassois. Je me calme et l'interrogatoire reprend :

-Tu as trembler en le tuant ?

-Non. C'est le pire. Je suis un monstre pas vrai ?

-Pas du tout. Et c'est moi qui pose les questions. Je voudrais savoir pour Baptiste.

-Et bah quoi Baptiste ?

-Ce qu'il se passe entre lui et toi.

La vache. Il est vraiment fort pour deviner ce type.

-On s'est embrassés rien de plus et il m'a dit qu'il m'aimait et moi aussi je lui ai dit mais on etait soul tout les deux.

-C'est tout ?

Encore une fois son regard me force a dire la vérité :

-On a fait l'amour aussi. Mais j'étais bourré aussi ! Je regrette de l'avoir fait. Je suis stupide.

-Ecoutez, dit Batillat avec douceur ce qui me surprend, je vais être franc avec vous. Vous êtes courageuse et vous avez plus de couilles que les 3/4 des hommes présents sur ce bateau. Vous auriez pu être engagé ici. Mais Albator est un corsaire et non un pirate. Ensuite il ne voudrait pas de femme a bord. Même une femme comme vous. Mais si ça ne tenait qu'à moi, je vous engagerez sur le champs.

Il est si sympa d'un coup que je peux me retenir et cours vers lui pour lui faire un câlin. Il a l'air gêné, voire offensé mais au bout de mon insistance, il finit par accepter et me sert aussi dans ses bras. Il est peut-être droit et trop grand pour moi, mais personne ne m'a serré comme ça depuis Gus. Même pas mon père, ni Baptiste ne m'a fait de câlin avec autant d'attention. J'ai l'impression de me retrouver avec Gus et si je ne m'arrête pas tout de suite, ça va partir en steak. Alors je me detache et dit :

-Merci.

-Ne me remerciez pas matelots. On vous deposera en Pangée dès que l'on y arrivera.

-La Pangée ?

-Oui. Un continent découvert par le capitaine et tenu secret depuis. Il est peuplé d'humain comme vous et moi. Vous avez dû le voir sur les cartes que vous avez volé. N'est-ce pas ?

-Ah, oui. D'ailleurs à propos des cartes, je suis désolé.

-Ce n'est pas grave. Et déjà oublié. Mais venez, la nuit tombe et il bous faut une cabine pour dormir.

Il sort de sa cabine et marche vite dans le dèdal de couloir qu'est l'Arcadia. De nombreuses personnes passent et nous jettent des regards froid. Je crois qu'ils ont crus que Batillat me gardait pour lui. Pfff ! Quels cons ! Ils ne connaissent pas le second du capitaine ça se voit. Et moi, je vois maintenant pourquoi il est second. C'est l'homme parfait pour ce poste. Solide et autoritaire mais aussi calme et rassurant.

Il nous conduit devant une porte. Il l'ouvre et derrière ce trouve une petit pièce éclairé par une fenêtre. Il y a un lit et un bureau et une armoire. C'est une chambre pour une personne.

-J'ai pensé qu'il valait mieux ne pas vous mettre ensemble Baptiste et toi, dit Batillat.

-Oui c'est une meilleure idée.

La lumière du coucher de soleil passe a travers la fenêtre. Cette chambre est petite mais elle est parfaite à mon goût. Mais un truc cloche alors je demande :

-Auriez vous quelque chose pour se laver ?

-Bien sûr. Le capitaine est un adepte de la propreté.

3 minutes plus tard je suis dans une piece avec eau chaude ! Batillat monte la garde devant la porte pour que les petits curieux de l'anatomie féminine ne viennent pas. Pendant que je frotte et refrotte mon corps comme le plancher de l'Oceanus ( qui a coulé ) je me dit que Batillat est assez âgé pour être mon père. Et un bon père. Pas comme celui que j'ai eu. Je me renverse de l'eau sur la tête pour enlever la mousse. Ensuite je me rhabille et je sors. Batillat est toujours là mais personne aux alentours. Il doit être très craint parmi l'équipage.

Durant le trajet jusqu'à ma chambre je n'ose lui parler de mon idée. Il me prendrait pour une folle. Quand on arrive à ma chambre il m'ouvre la porte et dit :

-Je viendrais vous réveillez demain matin.

Il s'apprête a sortir quand je dis :

-Attendez ! Vous savez faire des tresses ?

Il paraît surpris mais hoche la tête de façon positive. Je suis plus surprise que lui. C'est un pirate... Pardon corsaire. Comment se fait-il qu'il sache tresser ? Je lui montre mes - trop - longs cheuveux et on s'assit sur le lit. Il est derrière moi et s'attelle a l'ouvrage que représente ma tignasse.

-Avez-vous de la famille ? demandai-je.

-J'avais une femme. Mais elle est morte il y a 5 ans je crois.

-Je suis désolée.

-Ne le soyez pas toujours. Mais c'était elle qui me demandait aussi de tresser ses cheuveux.

-Je ne voulait pas vous faire penser a ça ...

-Ce n'est rien matelot. Je ne vais pas pleurer. Ce ne serait pas digne.
Voilà j'ai fini.

Il se lève et me regarde tristement. Ses yeux brillent et j'aimerais être aussi fort que lui. Pour ne pas pleurer sur mon sort. Et sur celui de mes défunts proches. Je m'allonge sur le lit et étant la couverture sur moi.

-Je vais fermer à clé, dit Batillat, pour éviter des intrusions.

-Je comprends.

Il va s'en aller. Je n'aurai peut-être plus d'occasions de lui demander. Alors je me lance :

-Dites Batillat, vous accepteriez d'être mon père adoptif ?

Batillat me dévisage longtemps. Il me prends pour une folle. Mais ce n'est aps un scoop. Je suis folle et stupide. Il ne voudras jamais.

-J'ai toujours voulu avoir une fille, dit Batillat. Et je n'ai aucune envie de vous laisser tomber.

Il s'approche de moi et me fait un bisou sur le front.

-Bonne nuit, Madge.

-Bonne nuit.

Il repart. Je crois qu'il va pleurer dans sa cabine après. Il referme doucement la porte. Je sais que c'est bête mais je suis heureuse. Pas totalement, mais plus que durant les 3 semaine précédente. Et je m'endors paisiblement.

Au beau milieu de la nuit, je suis réveillée par quelqu'un qui essaye d'entrer. Heureusement que Batillat a fermé la porte. J'entends la personne appeler mon nom. C'est Baptiste. Je n'ai pas envie de lui repondre et je suis trop fatiguée. Alors je ne bouge plus jusqu'à ce qu'il s'en aille.
Je n'ai pas besoin de son affection mais de celle d'un père.

Via Skyrock iPhone

Chapitre 5 : Abordage 12/07/2016

-On va crever, dis-je.

Le pain que j'ai oublié sur le bureau d'Albator lui a indiqué où nous allons puisqu'il savait où menait cette carte. Il a identifié le bateau sur lequel nous avons embarqué et il n'a eu qu'a se poster la et attendre que nous arrivons. C'est pour ça que l'autre nuit il est venu sur le bateau. Je suis stupide.

Le bateau se rapproche a une vitesse fulgurante. Certains des matelots quittent le bateau tel les grosses mauviettes qu'ils sont. D'autres font leur prière. Aucun des bateau que le pirate Albator a attaqué est revenu au port. Et aucun des matelots n'est retrouvé. Vivant. Je tombe à genoux en signe de capitulation. Si vite que Baptiste n'a pas le temps de me retenir. La douleur des coups me revient subitement. Baptiste s'accroupit en face de moi et me tent un couteau bien aiguisé.

-Tu sais comment on tu quelqu'un avec ça ? me demande t-il.

-Oui.

Il me relève et je m'appuie sur son épaule pour ne pas tomber. On avance comme ça un moment. Puid il me dit :

-On va monter en haut du grand mat sur la plate forme de surveillance. C'est tu me suis ou tu meurt.

J'acquiesse et nous partons vers le grand mat. Sa voix était dure quand il m'a parlé. La même voix qui avait été douce cette nuit. La voix de la personne avec qui j'ai ( presque ) tout partager. Une grosse secousse traverse tout le bateau et nous tombons. C'est le signal de l'abordage. Baptiste et moi nous relevons. Il me soulève et m'agrippe au filet. Je me dépêche de monter malgré mon corps qui se plein et qui ne demande que je m'arrête. Mais je tient bon et j'arrive a la plate forme de surveillance. Un matelot de l'Oceanus a eu la même idée que nous. Alors je sors mon couteau.

Comme on me l'a apris. Je plante mon couteau dans son ventre et je regarde le type dans les yeux. Je tourne le couteau. Mes mains sont pleines de sang. Je m'enfonce encore jusqu'à ce que je voir l'âme du type se noyer dans ses yeux. Après j'enlève le couteau et balance le corps par dessus le poste. Juste a temps car Baptiste deboule et me plaque au sol.

-Tais toi et ne bouge pas, me dit-il.

Il me met sa main sur ma bouche. En bas on entends des cris et des bruits d'épées qui s'entrechoquent. Des combats a mort je devine. A des moment le bruit que fais une épée quand elle embroche un gars. Je me retient de vomir. Des déflagrations de coups de pistolets viennent par instant embêter mes oreilles mais qu'est-ce cela fait à l'homme qui est visé par un monstre du type ? Il doit être en plus mauvais posture que moi.

Quand je suis apeuré, je prends mon collier, et je fais rouler le pendentif sur mes lèvres. Ce que je fais constamment en ce moment. La pierre rouge au bout roule et rafraîchie mes lèvres. Comme un baiser. Une promesse. De la part de la personne qui me l'a donné. Je ferme les yeux et imagine que je suis sur une barque. Au beau milieu de l'océan. Sans rien a des kilomètres à la ronde. L'endroit parfait. Du calme et de la detente. Rien que ceci rien que pour moi. Je reste dans cette transe encore un peu.

Je rouvre les yeux. Baptiste les as fermé aussi. Mais les coup d'épée on cesser. Je pousse du bras Baptiste. Il se reveille. Je lui montre mon oreille puis je lui montre le contre-bas. Il s'étonne aussi. Puis il me montre sa jambe. Il est blessé et pisse le sang a la jambe droite. Putain !

J'essais de trouver une idée quand j'entends quelqu'un monter sur le filet. Et aux voix qui retentissent en bas, je devine que ce n'est pas un matelot de l'Oceanus. J'aide Baptiste a se mettre dans une position plus adeptes pour se defendre. Je met ma main avec mon couteau dans ma veste qui est trempé de sang. J'inspire. J'expire. J'inspire. J'expire. Le type arrive, nous dévisage et crie :

-C'est bon ce ne sont que des enfants apeurés !

Baptiste et moi nous nous regardons et d'un mouvement dont je suis fière, attrape le type et met mon couteau à sa gorge.

-C'est qui les enfants maintenant, dis-je.

Il sort alors un flingue de sa poche et la plaque contre ma tempe.

-Vous toujours.

Baptiste surgit derrière lui et le frappe avec le manche de son couteau. Le pirate tombe et s'etale sur la plateforme. Baptiste lui dit :

-Ne joue pas avec nos nerfs.

Et il se tourne vers moi. A peine a t-il fait ce geste qu'il s'effondre. Il y un instant c'était moi la plus mal en point et maintenant c'est lui. On n'a aucune issue sauf nous rendre. Avec un peu de chance on n'aura une mort rapide et pas trop douloureuse.

-On va descendre, dis-je, tu auras assez de force ?

Baptiste me secoue la tête en désespoir de cause. Si il aurait dit non ça m'arrangeait plus. J'attrape une corde et la met dans ses mains. Il sait comment descendre avec ça. Et comme je ne crois pas que l'on a besoin de ses jambes - a part pour l'atterrissage bien sûr - il devrait pouvoir se débrouiller. Je le vois sauter par dessus la plateforme et disparaître dans les filets et les voiles. Quand j'entends le bruit d'armes qui se lèvent, je me dis que c'est peut-être le bon moment pour sauter. Je prends le flingue du gars assommé et je saute.

Je glisse sur la corde. Elle me brûle les mains ! De plUs je ne dois pas avoir l'air présentable avec tout le sang que j'ai sur moi. Qu'importe il croiront que je suis une kaïde et qu'il ne faut pas m'approcher. J'atteris à côté de Baptiste - qui a réussi à atterrir debout - au beau milieu d'un cercle de pirate avec les armes pointé vers nous. Je lève les mains. Quelqu'un dit :

-Qu'avez vous fait de Dani ?

-Vous voulez dire le pirate qui nous as rendu visite là-haut, dis-je, parce qu'on l'a assommé.

Les pirates ne parraissent pas choqués. Même pas un peu. Ils gardent un calme impassible. Contrairement au capitaine de l'Oceanus. D'ailleurs je le vois mort, affalé sur les marches qui mènent a l'arrière du bateau. Du sang coule le long des marches et forme une flaque rouge. Je ne peux que sourire face a cette mort qui nous soulage tous d'un grand poids.

Un gars s'approche et nous regarde. Il est grand, musclé et il a les cheuveux blonds. Je sais que ce n'est pas Albator car il n'a pas de cape noire.

-Je suis Batillat, dit-il, et je suis le second du capitaine Albator. Vous êtes de ce bateau pas vrai ?

-Oui.

-Et pourquoi n'avez vous pas participé à la bagarre ?

-Nous sommes blessés tout les deux.

Je lui désigne la jambe de Baptiste et mon visage en sang. Au moins je crois que ça a fini de couler.

-Vous n'êtes pas trop jeune pour embarquer dans un navire ?

-Baptiste remplace son père mort et moi, j'ai volé les cartes. C'est grace à moi que vous avez pû pillé ce bateau.

-Tu es bien nulle en voleuse si tu veux mon avis.

-J'ai juste oublié un pain et de toute façon si je vous dit que je l'ai fait exprès ce n'est pas crédible, hein ?

-Pas du tout. Si tu veux mon avis tu ferais mieux de te reconvertir dans une autre voix. Et puis une femme en mer, on n'a jamais rien vu d'aussi farfelu !

Comme en écho a ces paroles, tout les pirates éclatent de rire. Même Baptiste pouffe. Stupide. Je vais leur faire regretter ça. Je regarde tous les pirates qui s'esclaffent et j'en repére un qui n'es pas sur ses gardes et je lui saute dessus, lui prends son fusil et crie :

-Fermez-la ou je le descend !

Je tiens fermement le pistolet sur sa tempe. Tout les pirates se sont arrêtés de rire et pointe leurs armes sur moi. Ils attendent le signal de Batillat pour tirer sur moi. Le pirate que j'ai en joue ne tremble pas. Peut-être que pour être piratr il faut accepter de mourir a n'importe quel moment. Je ne peux tuer quelqu'un qui ne me resiste pas. Je tache de ne pas le montrer aux autres et de rester aussi digne que possible. Batillat s'apprête a donner l'ordre quand Baptiste dit :

-Vous la toucher je vous enlève deux hommes.

Il a attrapé deux pirates et pointe le flingue de l'un sur la tête de l'autre. Il a l'air de souffrir mais il tient bon. Pour moi.

-Quand même, dit Baptiste, vous ne voulez pas que le capitaine apprenne que 3 de ses hommes ont été tués et par des enfants blessés en plus ?

-Non, grommelle Batillat vexé. Baisser les armes.

Tous s'exécute. Y compris moi et Baptiste. Certains on l'air déçu qu'il n'y a eu personne de tuer. Moi j'en suis forte heureuse. Batillat prends alors la parole et sappe mon morale :

-Bon vous allez venir avec nous les enfants. Vous êtes nos prisonniers. C'est mieux comme ça ?

-C'est pas parfait mais on s'en contentera.

Alors on nous entoure. Sans nous toucher quand même. Ils nous escorte jusqu'à l'Arcadia. Nous montons dans le bateau et je remarque. Plusieurs pirate qui me regarde avec appétit. Je chuchote à Baptiste :

-Notre accord tient toujours ?

-Bien sûr.

Je l'espère. Je n'ai pas envie de devoir faire la bonnasse de service. Mais vu comment certains s'humecte la bouche, je doute que Baptiste réussi à tous les repousser dans cet état là.

-Comment vous appelez-vous, demande Batillat.

-Madge.

-Baptiste.

Il me perturbe Batillat. Il a la même couleur de cheuveux que Gus. Si il était de dos je l'appellerai sûrement comme ça. Mais ce ne peux pas être Gus. J'ai vu son corps inanimé de mes propres yeux. Un corps sans vie. Je demande alors :

-Vous pouvez le soigner ?

-Oui, repond Batillat. Tu en as besoin aussi ?

-Non ça va aller.

Des gars emmene Baptiste dans les cabines de l'enorme navire. Et quand je vois tout les regards pervers des pirates je me dit que j'aurai mieux fait de l'accompagner.

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Chapitre 4 : Terre et bateau en vue 11/07/2016

Le type qui s'était évanoui a l'annonce d'Albator est en train de vomir. Grosse tapette, va ! Il est la depuis plus longtemps que moi et pourtant je n'ai pas le mal de mer. Ca fait une semaine que nous sommes parti et je suis toujours de corvée nettoyage. J'ai été aux cuisines un jour mais c'était tellement dégueu que l'on m'a remit avec ma serpillère. Mais la nourriture est infâme peu importe comment elle est cuisiné. Je galère un peu pour uriner mais sinon ca va.

Comme dans notre cabine il y a qu'un lit, je dors la moitié de la nuit et Baptiste le reste. Souvent quand l'un dort l'autre etudie les cartes ou lit un livre. Aucun de nous ne parle de son ancienne vie. Moi je m'amuse avec les instruments de meusures que j'ai volé. On est réveillé par Gaufrette qui fait un boucan du tonnerre dans tout le bateau. Enfin pour nous, la personne qui a dormi la 2eme partie de la nuit est réveiller par lui. Mais je soupçonne Baptiste de me laisser dormir plus longtemps que lui. C'est encore à vérifier.

Nous nous dirigeons vers un endroit indiqué sur l'une des cartes que je leur ai donné. Nous devons y arriver demain. La plupart des personnes se préparent pour attaquer Albator. Si il se trouve là-bas. Ils astiquent leurs armes, leur pistolet. Baptiste m'a donné un gros couteau mais je le laisse dans la cabine. C'est en cas d'urgence. Seulement urgence.

Je suis en train de m'acharner sur une tâche quand le type qui est en haut du mat crie :

-Terre en vue !

C'est l'île de ravitaillement. On s'y arrêtera cette nuit. Pour faire le plein de provisions. Et pour certains se bourrer la gueule. Et faire crac-crac. En tout cas moi et Baptiste on va rester sur le bateau. Hors de question que jemette un pied dans ces bars de rue horrible. Non je ne suis pas une petite princesse, mais je m'accomode de certaines choses.

Le bateau s'arrête a 500 metres du rivage. Enfin je crois 500. Je suis une grosse nulle en estimation de distance. En estimations tout court. En prédiction. Ou tout autres trucs dans lequel il faut deviner. Les barques sont prêtes mais le capitaine fait un petit discours.

-Matelots, jusqu'à demain matin vous avez quartier libre. Demain a l'aube sur le bateau sinon nous partons sans vous.

Suivi de ça tous le monde se dirige vers les barques. Moi je suis Baptiste.
Il se dirige vers une barque et s'assoit. Je m'assied à côté de lui. Le truc marant avec le navire et la barque c'est le moment où la barque se lache pour aller dans l'eau. C'est une sensation unique et geniale. Les rameurs nous deposent sur la plage et les gens se dirigent vers le bars ou vers l'épicerie. Je demande à Baptiste :

-Et maintenant ?

-On va a l'épicerie, dit-il en sortant une bourse d'argent.

De l'argent. Le truc que je n'ai jamais eu. Je n'avais même pas d'argent pour me payer un pain. D'où je l'ai volé. Puis oublié sur le bureau du pirate le plus cruel au monde. Pouce !

On entre dans le magasin. Des etalages de produits sont mis la. De la nourriture, des boissons, des bibelots... Autant de truc que je n'aurai jamais dans ma vie. Baptiste se dirige vers un comptoir au fond tandis que je reste médusé devant les etalage. Puis ne resistant pas à mon instinct de voleuse je prends un paquet de gâteau. Je le glisse sous ma chemise d'uniforme et je rejoint Baptiste qui met une bouteille dans son sac. La bouteille contient un liquide invisible. Apres nous retournons sur la plage et reprenons une barque pour aller sur le bateau. Il fait nuit déjà. Nous remontons à bord au prix de nombreux efforts.

Baptiste vérifie qu'il n'y a personne sur le bateau et me dit :

-Tu peux te remettre en fille. Il n'y a personne.

Je lui souris et vais dans la cabine. Je commence par enlever mon bonnet et défaire ma tresse. Mes longs cheveux bouclés pendent en cascade sur mes épaules. Je fouille dans l'armoire et retrouve les habits que je portais le jour ne notre rencontre. Ceux que j'avais volé. Je les remets puis je m'enlève le noir sur ma figure. Je sens que j'ai plus l'air d'une fille d'un coup. Je rejoins Baptiste sur le pont. Il tient la bouteille qu'il a acheté a l'épicerie. Je n'ai pas pris les gâteaux, tant pis. Nous nous dirigeons vers le bord du bateau. Le devant. On se pose et il devisse le bouchon de la bouteille et boit au golut. Quand il arrête il tire une grimace. Je demande :

-Qu'est-ce c'est ?

-De l'alcool. T'en veux ?

Je prends la bouteille et boit une gorgée. L'alcool me brûle la gorge et a un goût horrible. Ça me donne envie de gerber par dessus bord tout ce que j'ai mangé depuis ma naissance. Bon sang, comment des personnes font pour en boire tout le temps ? Baptiste me reprend la bouteille et en rebois. Nous la faisons tourner comme ça pendant 6 minutes. Après Baptiste parle mais ça n'a ni queue ni tête :

-Quand j'étais petit, mon père travaillait sur ce navire. Et il allait bientôt prendre sa retraite. Mon grand frère devait le remplacer, il était l'aîné c'est a lui que revient la place. Mais un jour, je me suis disputé avec ma famille. Je devais avoir 10 ans je crois. C'était à cause d'une histoire de ... Pain. Et que je ne voulais pas manger. Je me suis alors enfuit. Pendant 2 heures. Mais ça a suffit. Quand je suis revenu, il n'y avait plus personne. Je suis allé voir les voisins et là personne aussi. J'ai erré jusqu'à que j'apprenne que le roi avait fait tué tout les oposants. Toute ma ville si tu préfères. Sauf moi. Ma famille etait morte en pensant que je les détestais. Alors je suis allé au port et j'ai pris la place de mon père. C'est bizarre de travailler pour le type qui a tué mes parents. Ça fait 6 ans. 6 ans que je suis sur ce navire. Et je vais y rester encore longtemps je crois.

Je ne sais pas si c'est l'alcool ou quoi, mais j'ai de la pitié pour lui. Alors que j'en ai plus bavé que lui.

-Moi, dis-je, je n'étais pas désiré de mes parents. Et mon petit frère non plus. Ma mère était constamment malade alors c'était mon père qui se vengeait sur moi. Pas sur mon frère, non il était trop jeune. Mais il n'empêche qu'il ne me donnait rien a manger. Et mon père et ma mère se detestait ils se disputaient sans cesse. Je subsistais grâce à Gus, un des fils du boulanger et par ailleurs mon seul ami. Il me fournissait du pain et de l'argent sans rien demander en retour. Et dans le dos de ses parents. Mais il a était malade et mon père, le médecin, savait qu'il me donnait de la nourriture. Alors il n'a rien fait pour le sauver. Il est mort.

Mes yeux commence a se remplir de larmes. Je n'aurai peut-être pas dû commencer a raconter ma vie. Mais
maintenant je dois finir.

-Et 2 jours après je volais de la nourriture. Mais un jour je me suis fait prendre la main dans le sac. Les gardes m'ont ramené a mon père qui est devenu rouge pivoine. Il m'a mis dans la cave. Et m'a battu tellement fort que j'en garde des marques aujourd'hui. Et quand nous sommes remontés, nous avons trouvé le corps de ma mère et celui de mon petit frère sans vie. Ils avait été tués par ceux qui ont tué ta famille. Mon père n'était que colère. Et il l'a passé sur moi. Me maltraitant de plus en plus. Mes cris etant musique à ses oreilles.

-Est-ce qu'il t'as ... demande Baptiste

-Oui, repondai-je, trois fois. Alors au bout d'un moment j'en ai eu marre et je suis partie. Je volais pour vivre. C'est une partie de moi. Jusqu'à ce que je te rencontre.

Il me sourit et me dit :

-Je suis désolé.

-Moi aussi. Mais maintenant c'est une nouvelle vie que l'on a.

-Absolument. Loin de tout passé.

Ah, Baptiste. Si seulement je pouvais te dire la vérité.

Nous nous regardons dans les yeux pendant un temps qui me semble infini. Puis il se rapproche et m'embrasse. Je ne le repousse pas. Il glisse sa mais dans mon dos pour me soutenir et j'enroule mes bras autour de son cou. C'est une sensation agréable et chaude qui s'empare alors de moi. Il detache sa bouche de la mienne pour me chuchoter :

-Je t'aime.

-Moi aussi.

Au clair de la lune, il est magnifique. Et ses cheveux ressplendissent comme un feu. Il repart a l'assaut de mes lèvres pour mon plus grand plaisir. Je n'ai jamais été aussi heureuse que maintenant. Ma suite est un peu embrumé pour cause de l'alcool.

Le lendemain, je suis réveillée par le boucan de Gaufrette. Je suis tout en douleur. Tout mon corps crie souffrance. Mais ce n'est pas une douleur désagréable. Je me réveille doucement et constate que je suis dans le lit de la cabine et que Baptiste n'est pas là. Je vais paniquer quand je l'entend remuer derrière moi. Je me retourne et le trouve endormi à côté de moi. Et a poil pour couronner le tout. Mon esprit agit lentement pour faire le lien entre tout les éléments. Douleur, dans le lit, sans vêtements ...Oh merde ! Je me lève et enfile les premiers trucs qui me tombent sous la main. Voyons le côté positif des choses : Baptiste est assez mignon et pas mal musclé en fait. Négatif : je le connais que depuis une semaine ! Que penserai ma mere de sa fille qui s'offre corps et âme à un type qu'elle connaît a peine !

Je prends mon bonnet. C'est Baptiste qui m'aide a le mettre a la base. Je m'assoid sur le lit et le secoue par l'épaule

-Reveille toi Baptiste. C'est l'heure. Debout s'il te plaît !

Il ouvre les yeux et sourit en me voyant. Je lui rends son sourire mais je lui montre mon bonnet. Il arrête son sourire et commence a se relever péniblement quand la porte s'ouvre brusquement sur un Gaufrette en colère. Il ouvre sa bouche grand en me voyant. Je me suis levée machinalement a son entrée. Il entre et me prends le bras en disant :

-Eh bien Bonnet vous allez expliquer tout ça au capitaine !

Il me tire hors de la cabine. J'entends Baptiste protester mais Gaufrette est plus rapide et il m'emmène dehors où tout l'équipage est réuni. Tout les regards se tourne vers moi. Des murmures s'élèvent jusqu'au capitaine impassible. Deux gars me tiennent les bras pour m'empêcher de m'enfuir. Le capitaine se penche vers moi.

-Alors comme ça Bonnet est une fille ? Et qu'elle est ton nom petite fille ?

Je ne supporte plus ce salot de capitaine alors je reponds :

-Va sucer des cactus en enfer enculé !

Et je lui crache dessus. La plupart des matelots sont outrés et choqué mais moi je suis heureuse. La tapette tombe encore dans les pommes. Il va faloir regler ce problème. Le capitaine essuie rageusement ma bave et m'administre une claque qui resonne fort dans le bateau. Il va m'en mettre une deuxième quand j'entends quelqu'un dire :

-Arrêtez !

Baptiste. Mais a peine a t'il dit ceci que des gars l'attrape comme moi par les bras. Il se devat comme un diable mais ce simple arretez est considéré comme trahison de la plus haute importance. Le capitaine crie alors :

-Qu'on aille fouillé leur cabine. Quand a toi Renard, tu n'as pas l'air d'aimer que l'on torture ton amie.

Sur ce il me remet une claque. Plus fort que la première. Ma peau me fait mal mais je tient bon. Le capitaine dit alors :

-Ton nom.

-Ma mere, dis-je, me disait toujours, si on te gifle, tend l'autre joue.

Et je lui recrache au visage. Mais cette fois c'est de la salive mélanger avec du sang. Le capitaine perd alors son sang froid et crie :

-Garce !!

Et il m'enfonce son genou dans le ventre. Mes jambes me lâchent. La douleur fait maintenant parti de moi. Tout est confus. Je n'entends plus que des bribes. Baptiste qui crie mon nom a en mourir. Le rire du capitaine. Les matelots qui rigolent aussi. Le capitaine exposant ses projets de mort pour nous. Quelqu'un qui dit avoir trouvé d'autres cartes dans notre cabine. Et des plus fourni. Baptiste qui crie de plus en plus fort. Je n'aurai pas pû l'aimer longtemps.

Je ne peux mourir comme ça. Je dois me battre. Je me force a me lever malgré la douleur et dit :

-Je suis vivante connard.

Le capitaine sort son épée prêt a me trancher le cou quand un matelot dit :

-Bateau en vue !

Ma journée de mort n'est pas pour aujourd'hui !Je tourne fébrilement la tête et vois le bateau en question. Il est à moitié enfoncer dans l'eau et est enormes. 3 fois plus grand que le notre. Sur sa coque est noté : L'Arc-en-ciel. Mais sa couleure est grise. Il doit être vieux et sa doit faite un moment qu'il est là. Plus on se rapproche plus on voit des trous dans sa coque. Il a coulé. Mais les mots en-ciel sur la coque sont un peu biscournu. Je m'attarde sur ce details jusqu'à ce que la vérité m'apparaisse. Le capitaine est parti voir car ce bateau n'est pas sur les cartes d'Albator. Normal. Je crie le nom de Baptiste. Apres j'entends un bruit de bagarre et les deux gars qui me tenait s'effondre. Je m'effondrerais avec eux si Baptiste ne m'avais pas retenue. Il me relève et me sourit mais pas moi je lui dit :

-Baptiste ce bateau c'est l'Arcadia !!

Comme en reponse a mes paroles le bateau prends soudain vie. Il sort de l'eau en faisant des enormes vagues. Sur le pont des pirates sont là. Mais il n'ont pas l'air de pirate. Ils ont l'air aussi normaux que moi. Seul leurs armes les différencient. Baptiste murmure :

-Mais comment ...

-C'est moi, dis-je, le jour où j'ai volé les cartes, j'ai oublié un pain sur son bureau. Et il nous as suivi. Ce n'était pas dur. Je suis désolé.

Il me regarde avec énervement mais ne me lâche pas. On va se faire massacrer. Tout compte fait c'est bien ma journée de mort.

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Chapitre 3 : Bonnet 09/07/2016

Ils sont une vingtaine sur le pont quand on débarque. Ils ont tous le même uniforme, bleu, blanc et rouge. Ils ont aussi tous le même chapeau. Et ils ont aussi des épées accrochée à leur ceinture. J'en aurai une moi aussi ? Quand nos sommes arrivés tous les regards se sont tournés vers nous mais Baptiste - pardon Renard - a continué à avancé. On se freyait un chemin parmis les matelots puis quelqu'un s'est avancé. Cette personne avait un grand chapeau noir recouvert de plumes rouges. C'est le capitaine. À son arrivée tout le monde se tut. C'est homme assez vieux 60 ans je dirai au maximum. Il a gardé une bonne corpulence et semble être respecté de tous. Quand il m'a vu, il m'a foudroyé du regard avant de clamer haut et fort :

-Qui est-ce donc ?

Baptiste ( je ne me ferai jamais à Renard) prends la parole.

-C'est un de mes ami capitaine. Il souhaiterai intégrer l'équipage.

Le capitaine me regarde toujours de travers.

-Je me nomme Travis, dis-je, et j'ai quelque chose qui pourrait vous intéresser et que vous ne pouvez pas refusé.

-Qu'est-ce donc, dit le capitaine.

Il ne pose que des questions ce capitaine ! Il ne sait pas parler normalement.

-Des cartes, dis-je.

-Et des cartes qui mènent où ?

-Aucune idée, dis-je, je ne sais pas lire de carte. Mais par contre elles étaient au capitaine pirate Albator.

L'effet est immédiat. Tous le monde est stupéfais et il y a 1 qui tombe dans les pommes. Tapette va. C'est clair qu'Albator est célebre ici. Alors je continue :

-Auriez-vous un navigateur ?

-Oui, repond le capitaine, il est quelque part par là, non ?

Dommage, j'ai cru qu'il allait enfin ne pas poser de question. En tout cas le navigateur lève la main et je me dirige vers lui en tenant mes cartes. Quand je m'apprête à lui donner je regarde dans ses yeux. Et je ne vois qu'une émotion arrogante et folle. Je ne lui donne pas et dit au capitaine :

-Je ne vais pas vous les donnez gratis.

-Que voulez-vous ?

-Que vous m'accepter parmis votre équipage et que vous soignez ma blessure au bras.

-D'accord, dit le capitaine. Donnez les cartes et Graufrette va vous soigner tout de suite compris ? Nous prenons la mer demain et tout le monde doit être en forme. Maintenant vous êtes matelot. Et sous mon commandement. Mais comment diable avez vous eu ces cartes ?

Je reponds tout en les donnant au navigateur.

-Je les ai volé a un type qui les avait volé à un type qui les avait volé à Albator.

-Vous êtes donc un voleur ?

Baptiste intervient :

-Il a arrêter. C'est un gars bien et il ne vous volera rien si il n'a pas de compte a vous rendre.

-Et vous avez un compte a rendre à Albator, Travis ?

-Oui, mentai-je, il a tué ma famille.

L'histoire de ce Travis est en train de partir dans tous les sens. Des murmures s'élèvent parmis les matelots. En tout cas je ne suis pas la ( le ) seul( e ) à avoir perdu ma famille. Mais " tué " par Albator, si.

Une fois que l'affaire " Albator meurtrier " est passée, un type qui a une morphologie carré s'approche pour me soigner mon bras. Il enlève les bandages vite fait et commence les points de suture. Ça fait hyper mal et je me retiens de crier, sinon je crie avec ma voix de fille et je me ferai cramé. Alors je sère les lèvres et m'efforce de supporter du mieux que je peux cette douleur. Allez Madge tu as vécu pire que ça. Une fois cette torture terminé, il me remet un bandage et je peux partir. Je ne traîne pas a vrai dire. Quand je me lève le capitaine dit :

-Vu que c'est Renard qui vous a amené ici vous partagerez sa cabine. Compris Bonnet ?

-Oui capitaine, dis-je.

Bonnet. Et puis quoi encore ? C'est quoi de ce nom pourri ? Ils se sont dit : Travis c'est de la merde , donnons lui un truc plus merdique ! Un surnom d'un nom qui n'ai même pas le vrai. Ça me donne envie de rire ! Mais le capitaine me continue son briefing :

-Ici, on élimine les pirates et autres mercenaire qui sont sur la mer. On a aussi le droit de zigouiller tout bateau appartenant à l'espagne. Interdiction de manger en dehors des heures de repas et toujours participer aux abordages. Compris ?

-Oui capitaine !

Le soleil commence à se lever. Les marins commencent a se préparer pour partir. Ils chargent des caisses de nourriture et des armes. Je n'aime pas trop en voir alors je m'en vais. Je vais dans la cabine à Baptiste. Il est là. Il a revétu l'uniforme du bateau. Il est en train de regarder le reste des cartes. Bah oui on a pas tout donné sur les 7 que j'ai prise on en a gardé 4. Oui nous sommes égoïstes. Je lui dis :

-Le capitaine m'a dit que je devais partager ta cabine.

-Tant mieux, dit-il, tu aurais pu te retrouver avec... Un mec en manque.

On rigole tous les deux. En un cas c'est bien de me trouver ici ( dans cette cabine) parce que je connais déjà Baptiste et qu'il est sympa mais le truc c'est qu'il reste un gars. En manque je sais pas mais c'est un homme et je suis une femme. La seule femme ( déguisé en homme ) qu'il va voir durant des mois. Il a dit qu'il me protégerai contre les vieux loups de mer daleux ( les plus jeune aussi ) mais qui me protège de lui ?

Peut-être qu'il ne me veut rien et que comme il dit " il n'est pas prêt ". Mais si il n'a jamais alors... Mais je lui ai accordé ma confiance. Et je dois respecter notre pacte. Alors je m'assids à côté de lui et regarde les cartes. Pour moi ce ne sont que des gribouillis sur un papier. Je demande à Baptiste :

-Tu arrive a lire et à comprendre ce qui est noté dessus ?

-Moyen. Mais je comprends l'essenciel. Par exemple je crois que Albator pense que la Terre continue par là et qu'il y a une île a découvrir.

Baptiste me montre la carte. Le monde est représenté mais a gauche de la carte là où il n'y a rien une ile de la taille du portugal est dessiné. C'est stupide personne n'a jamais dit quelque chose d'aussi insensé. Ce serait dire que l'on est pas tout seul sur Terre et que d'autres personnes la peuplerait. On s'en serait déjà rendu compte sinon, non ?

Baptiste a l'air perplexe aussi mais il ne dit rien. Il se contente de cacher les cartes et de me dire :

-Viens, on doit être sur le pont au départ.

-Au fait, dis-je, mon nom maintenant c'est Bonnet.

-Ca roule. N'oublie surtout pas de le garder. Et met l'uniforme aussi.

Il sort. Il y a un uniforme posé pour moi sur la table. Je vérouille la porte puis me déshabille et enfile l'uniforme. Je remets en place mon bonnet. Mon corps est différent. Il est plus masculin qu'avant. Et plus ... Sale et poisseux. Je ne me suis pas lavée depuis 1 semaine au moins. Pas grave et de toute façon je suis sûr qu'il n'y a pas de douche sur ce bateau. Au pire je pourrais faire un plongeon dans la mer. Mais après je devrai lâcher ma meilleure brasse pour rattraper le navire.

Je sors de la cabine, emprunte le couloir, sors sur le pont. Tout les matelots sont rassemblés et je remarque que certains defont les cordes qui attachent l'Oceanus au port. Quand le bateau s'éloigne du port les matelots poussent un cris de joie, tous a l'unisson. Une fois l'euphorie passé, un gars s'avance vers moi et dit :

-Toi le nouveau !

-Bonnet.

-Bref peu importe. Le capitaine a dit que tu été de tâche nettoyage.

Le gars me tent un seau d'eau et une serpillère qui semble avoir fait la guerre. Même si je me fais passer pour un gars je fait des taches de fille. Je prends rageusement ce qu'il me tent en grommelant. Je grimace quand il se tourne pour repartir.

-C'est Blanquette, dit Baptiste derrière moi, le second du capitaine mais entre matelot on l'appelle Grognon.

-Ah. C'est genial d'autant plus que je suis de corvée nettoyage, dis-je en mottrant mon superbe équipements.

Je m'éloigne de lui en trempant la serpillère. Puis je la pose et frotte, frotte. A un moment je m'acharne sur une tâche qui ne veut pas partir. Ça me rapelle le fait que certaines choses terribles sont arrivés dans la vie et on a beau se démener pour oublier on y arrive pas. Comme moi avec cette tache. Comme moi avec le décès de ma mère.

C'est stupide. Stupide. Stupide. Stupide. Stupide. Et encore stupide. Je me répète ça tout en frottant le plancher du pont.

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